Le 28 avril 2026, quelle immense joie d'avoir interviewé MALO de CÂN BARDD ! Retour ici sur un échange fort riche !
Salut Malo, comment vas-tu ?
Très bien et toi ?
Très bien, merci ! Enchantée de faire ta connaissance !
Pareillement !
Tu es dans la musique depuis longtemps !
Oui j’ai commencé assez tôt ! Mes parents m’ont inscrit directement au solfège à l’âge de 5 ou 6 ans, je pense. C’était vraiment très tôt, et du coup, j’ai fait les 5 ans de solfège. Après un an de solfège on peut choisir un instrument, alors j’avais choisi le piano. J’ai fait donc du piano classique pendant 8 ans ou 9 ans, puis j’ai arrêté tous les cours et j’ai commencé la musique de moi-même.
Au départ, je faisais des retranscriptions de morceaux sur mes logiciels, et ensuite, petit à petit j’ai un peu développé la compo, que ce soit au piano, ou avec les différents groupes que j’ai eu. Et plus les groupes avançaient et plus je m’impliquais dans la composition. Et c’est surtout à partir de KAATARAKT, mon ancien groupe de folk metal, où là j’ai vraiment pris la compo à 100%, parce qu’à la base, ils étaient déjà 5 dans le groupe, et avaient déjà deux ou trois compos. Quand je suis rentré dans le groupe, vu que j’avais un but de composition, eh bien je m’y suis mis à 100% et je ne faisais que ça : je composais, je composais ! Et ça m’a beaucoup forgé, dans ma composition et dans ma manière de faire, mon approche des logiciels. Ensuite, j’ai créé CÂN BARDD. Et ça c’est fait comme ça !
J’ai toujours fait de la musique : que ce soit au Conservatoire, avec des groupes (qu’ils soient sérieux ou pas ;), ou à travers l’école obligatoire où il y avait des cours de musique.
D’accord. Malo, dans ton processus de composition, pars-tu d’une idée de base ? Ou te laisses-tu emporter par une inspiration ou une thématique ?
ça dépend vraiment beaucoup du morceau, ça peut être tout, en fait. A la base ce que je faisais beaucoup, ce qui n’est plus trop le cas maintenant, c’était que j’entendais une mélodie, un type de riff qui me plaisais ou bien ressentais une émotion, et à partir de là, je me disais qu’il fallait faire un truc un peu dans ce style-là. En essayant de retransmettre ce que je ressentais. Je partais de là, puis je construisais mon morceau.
A partir de là, ça pouvait juste être une idée d’atmosphère que j’avais envie de créer. Cela pouvait être une phrase que j’avais entendue ou bien un type de mots qui me plaisait ou qui me donnait envie de composer autour de ça. Cela dépend vraiment du morceau, ça dépend de tout ça, qui peut rentrer en ligne.
Et ça dépend aussi des styles, forcément ! Je n’ai sorti des trucs qu’avec KAATARAKT et CÂN BARDD, mais j’ai pas mal composé aussi à côté, plein de choses qui ne sont pas forcément sorties. Et parfois, il y a moins besoin de s’imprégner d’une atmosphère pour composer ! Par exemple, quand on propose des trucs un peu plus violents ou autre, il n’est pas forcément necessaire de retransmettre le chant des oiseaux (rires) pour faire des trucs un peu plus rentre dedans ! Donc, ça dépend vraiment du morceau : il y a vraiment de tout, en fait ça peut partir vraiment de tout la composition, du moins pour moi !
CÂN BARDD fondé en 2016, si je ne me trompe pas ! Un one man band !
Ouais !
Donc on parle de guitare, piano, basse, chant…Batterie?
Alors, c’est de la programmation. Je ne joue pas de la batterie ! 😉 Je compose la batterie mais c’est en midi.
OK. Au niveau du chant, as-tu pris des cours, au Conservatoire peut-être ?
Non, c’est en autodidacte ! J’ai toujours aimé chanter ! Je chantonnais des mélodies ou autre. Et quand j’ai commencé à composer pour CÂN BARDD, je me suis dit « Faut bien poser des paroles ! », donc je l’ai fait moi, et j’ai vraiment appris, à travers de CÂN BARDD, le chant clair ou saturé. Et j’ai bien fait chier mes parents (rires) dans notre appartement ! Sûrement mes voisins aussi ! (rires)
On leur demandera (rires 😉 ) !
Ouais, je ne suis pas sûr qu’ils soient encore là, les voisins ! (rires). Mais du coup, j’ai vraiment appris tout seul. Avec des tutos YOUTUBE, forcément, qui m’ont aidés un peu à me former…mais c’est un peu comme pour tous les instruments à part le piano : la guitare, la basse c’est pareil. J’ai tout fait en autodidacte. C’est pour ça que je touche un peu à tout mais je ne suis pas forcément bon à tout ! Pour prendre la guitare en exemple : il y a plein de choses dans CÂN BARDD que je compose mais que je n’arrive pas à jouer ou que je ne pourrai pas trop jouer. C’est pour cela que j’ai pris des guitaristes live, parce que je ne me vois pas jouer sur scène, ce que je compose.
Le chant c’est un peu moins complexe parce que j’ai trouvé quelque chose dans lequel je suis confortable. Et en plus de ça, c’est beaucoup plus facile de chanter en même temps que la basse en concert. Donc quasiment tout en autodidacte. Avec des vidéos YOUTUBE (rires) !
Après c’est cool les tutos ! (rires)
Ah oui, ça aide à se lancer ! (rires). Je pense que j’aurais beaucoup à apprendre en prenant des cours de chant, ça c’est sûr ! Mais pour l’instant, je ne le fais pas, mais un jour ! Un jour ce serait chouette de prendre des cours de chant, pour passer au stade au-dessus, et pouvoir mieux aborder la chose, je pense !
Que signifie CÂN BARDD ?
C’est « la poësie » ou « le chant du barde » en gallois. A la base, j’étais encore dans KAATARAKT, et ayant beaucoup d’influences celtiques, que ce soit dans les instruments, les mélodies etc, je voulais vraiment retranscrire cet amour et cette ambiance celtique à travers le nom du groupe. C’est pour ça que j’ai choisi CÂN BARD, parce que je trouvais que ça sonnait bien, que c’était efficace, court et que ça marchait assez bien ! (rires)
Oui ça se retient bien !
Ouais j’espère ! 😉 On a beaucoup de fautes dans le nom ! (rires). « Comment ça s’écrit? », c’est comme mon prénom on s’habitue ! (rires). J’ai eu un peu de tout comme des « CÂN BRADD », des « Milo », des « Mario », faudrait que je fasse une petite compilation ! (rires).
Ah oui, ça pourrait être drôle ! « Le Malo Best of » !
(rires)
Dans ton univers, on sent des influences de fantasy, heroic fantasy, ou encore Tolkien. Es-tu d’accord avec ça ?
Oui ! Je peux complètement accepter et ça me va ! C’est un de mes films préférés donc ! Je regarde très peu la télé enfin je ne regarde pas beaucoup de films, mais « Le seigneur des Anneaux » est un des films que je peux volontiers regarder encore et encore ! Après, je ne suis vraiment pas un expert de Tolkien, de tout ce qui entoure le monde du « Seigneur des Anneaux », tout ce qui gravite autour… donc je prends très volontiers l’influence ! 🙂
C’est Howard Shore qui a composé la musique du « Seigneur des Anneaux » : ça m’a quand même inspiré indirectement, forcément, mais beaucoup d’autres choses m’ont aussi beaucoup inspiré dans ces thèmes heroic fantasy, notamment un des premiers PC auxquels j’ai joué quand j’étais tout petit. C’est « Age of wonders » : un jeu de stratégie, avec plein d’espèces différentes comme les orcs, les elfes, etc, où la bande originale du jeu est juste incroyable ! Il date de la fin des années 90, donc c’est encore des sons un peu « cracra » (sourires). Egalement la bande originale du « 13e guerrier » qui est un film que j’aime beaucoup, et toutes ces B.O. que j’ai beaucoup écouté quand j’étais petit et qui m’ont aussi pas mal influencé dans ce côté-là, dans ce côté heroic fantasy, mais sans aller forcément dans justement le Tolkien metal comme Summoning, etc. J’ai toujours préféré le côté organique de l’orchestration plutôt que les côtés plus synthé comme Summoning, qui est très bien aussi d’ailleurs ! Mais, j’ai une préférence quand même, pour le travail des textures, l’organique et donc, je ne suis pas parti dans quelque chose de trop Summoning.
Entendu ! Tu es parti vers un mélange de black atmo avec de l’orchestration et du folk.
Oui, c’est ça. En tout cas, j’essaie juste de décortiquer un petit peu. La base est du black atmo et j’ai commencé à travailler des orchestrations avec KAATARAKT.
J’ai toujours mis plus ou moins beaucoup dans les morceaux que je composais. Une des parties que je préfère composer est l’orchestration car ça habille vraiment le morceau et j’adore rajouter des petits détails, travailler les textures. Depuis « The last rain », j’ai vraiment acheté beaucoup de VST, qui sont des instruments virtuels, pour pouvoir travailler vraiment les textures, rajouter des émotions dans les orchestrations, parce que forcément quand on a un kit de base, il n’y a pas vraiment tout dedans. Et là, j’ai pu vraiment commencer à travailler puis à aller plus profondément dans les textures, dans l’émotion, dans la jouabilité aussi des instruments. C’est vraiment une des étapes que je préfère faire dans CÂN BARDD, avec les compositions de manière générale. Et le black atmo avec de l’orchestration et du folk.
Avec des influences de B.O. et aussi beaucoup de musique celtique et traditionnelle : en Suisse c’est plus le Yodel ! (sourires). Donc il n’y a pas trop d’influences…
J’aime beaucoup la musique traditionnelle française, celtique et même anglaise : c’est quelque chose que je mets volontiers dans CÂN BARDD.
D’accord. Tu y mets vraiment ce qui te passionne et ce qui te parle sur le moment, avec beaucoup de recherche et d’exploration si je comprends bien.
C’est un peu ça : je ne me cantonne pas à trouver un style particulier, je ne me dis pas « il faut absolument que ça sonne comme ça ». Je pioche un peu dans ce qui me parle, ce qui me touche aussi c’est important. Tout comme voir que ma musique touche d’une manière ou d’une autre la personne qui écoute.
Quand on écoute ta musique, c’est comme si que tu dressais un décor, un paysage, avec ton univers, en y implantant effectivement des émotions que tu souhaites faire partager.
C’est un peu comme un tableau : je compare beaucoup le black atmosphérique au mouvement romantique du 19e siècle. On a eu beaucoup de pochettes de style romantisme, de ces peintres de ce siècle, parce qu’ils peignaient leurs tableaux non pas avec ce qu’ils voyaient mais ce qu’ils ressentaient.
Et je trouve que c’est vraiment similaire avec le black atmo. Pour moi, c’est comme peindre une toile avec ses émotions, plutôt que ce que l’on peut voir dans la vie de tous les jours. Cela rend les choses beaucoup plus intenses, je trouve. L’envie d’attirer les gens dedans. Et dans ces tableaux, j’ai envie que les gens puissent créer leur propre tableau et laisser libre cours à l’émotion ou l’imagination de chacun.
Dans les paroles j’évite d’être vraiment trop précis parce que j’ai aussi envie que les gens puissent interpréter ce qu’ils veulent du morceau et qu’ils puissent créer leur propre histoire. C’est important et j’aurais l’impression que si je dictais trop ce qui se passait ou bien si j’étais trop direct, d’imposer une vision aux gens et ce n’est pas trop ce que j’ai envie de faire avec la musique. J’ai envie que chacun puisse faire sa propre interprétation.
Souhaites-tu délivrer un message à travers ta musique ?
Je dirais que non à première vue. C’est peut-être un peu égoïste mais je fais comme je pense ou bien ce que j’ai juste envie d’exprimer, mais ça n’a jamais été dans l’optique de transmettre des valeurs à quelqu’un ou de transmettre quelque chose forcément.
J’ai juste envie de transmettre des émotions mais ce ne sont jamais des choses précises : ça peut être interprété comme un message soit écologique ou bien tourné vers la nature mais ce n’est pas voulu en tant que tel. C’est d’abord une volonté de mettre des mots, de la musique, des émotions et les gens justement font leur propre interprétation, voient les messages qu’ils souhaitent derrière.
Le mystère dans l’interprétation de chacun.
Oui c’est sûr. J’ai discuté avec plusieurs personnes qu’ils m’ont beaucoup parlé de l’écologie, du côté nature etc, pouvant être pris comme un message, car j’en parle beaucoup.
C’est surtout dans le premier album où peut-être les paroles étaient un peu moins subtiles, un peu moins matures on va dire, c’est un peu plus brut de décoffrage ! Du coup, dans le fond, je suis aussi d’accord avec les personnes ! Je ne vais pas leur dire « Tu es à côté de la plaque ! ». Chacun est libre. Par contre, si lors d’un échange, une personne propose une interprétation avec des propos haineux ou allant dans l’extrême, alors je le dirais.
Je suis très content que les gens puissent se faire leur propre opinion et leur propre chemin à travers ma musique.
Un petit voyage musical à travers un tableau !
Dis-moi, petite question : pourquoi avoir voulu revenir jouer à l’Ar’Vran Fest Edition IV ?
On avait joué à la première édition en 2022 et c’était chouette ! On avait bien apprécié et ça fait longtemps qu’on n’était pas venus en Bretagne! J’adore la Bretagne mais je n’y vais pas souvent : je ne peux pas dire non pour venir manger des crêpes et boire du cidre ! (rires). Non, ça nous fait plaisir de pouvoir revenir et on sait que c’est un festival très chouette !
Saor a joué l’année dernière ! C’est chouette car on jouera le même jour que Houle, Arkona, c’est vraiment une chouette programmation !
Déjà revoir les amis de Sojourner au festival ! Cela fait bien longtemps, avant Covid, que je les ai pas vus donc ça fait vraiment plaisir, et puis après forcément les têtes d’affiches c’est chouette aussi de voir Arkona et Ensiferum !
Ton line up actuel est composé de toi, Watson étant parti du coup.
Oui depuis début 2024 où il a préféré se concentrer sur son autre groupe.
On a donc été obligés de s’arranger pour trouver quelqu’un d’autre. Saor avait déjà commencé à travailler avec Carlos et à l’époque, on faisait beaucoup de concerts avec eux, ça allait être de soi pour nous qu’on demande à Carlos de jouer avec nous !
Pour que ce soit pour une question de simplicité en fait, comme avec Dylan qui jouait dans Saor et Cân Bardd. On pouvait donc vraiment simplifier le line up, les frais etc, et là pour le coup, on a forcément demandé à Carlos, qui a accepté directement ! Il joue avec nous depuis 2024 ! Tout se passe très bien et on est super contents ! Il fait du super bon boulot, c’est très chouette et ce n’est vraiment pas mon but de changer 36 fois de line up ! Mon but c’est d’être le plus stable possible et sans changement parce que ce n’est qu’en jouant ensemble et en créant des liens, qu’on peut vraiment plus retransmettre ce qu’on désire sur scène.
Ensuite, les choses ont fait que Dylan ne joue plus avec Cân Bardd mais de notre côté on a Carlos qui fait aussi très bien le travail et avec qui on est très très contents. Il y a aussi Nico et Matt qui sont à la guitare depuis 2019.
Ils n’ont pas fait le tout premier concert de Cân Bardd mais ils ont commencé directement après et pareil, on s’entend hyper bien, tout va super bien ensemble. Nous formons un peu le bloc de base avec Matt et Nico du live, et ils m’aident beaucoup que ce soit dans les transcriptions, l’organisation et ce qu’il y a autour du concert, la prise en charge de certains mails, de la technique aussi. Bref, ça me soulage beaucoup parce que c’est vrai que je n’ai pas trop pris la peine de prendre du temps pour les trucs qui ne me passionnent pas ! Et avec mon métier à côté, qui est dans le créatif, il est difficile pour moi de dégager du temps… alors, ils me soulagent beaucoup tous les deux ! C’est aussi grâce à eux que CÂN BARDD live existe ! Parce que sans eux, ça ferait longtemps que j’aurais arrêté ! Et puis, ça aurait été trop de contraintes pour moi de continuer…
Maintenant, il y a aussi Caroline qui nous a rejoint à la toute fin de l’année dernière. Elle joue du violon, de la guitare acoustique et fait les backing vocals. C’est chouette car elle s’est super bien adaptée franchement ! Elle fournit un travail super chouette, elle a bossé avec Empyrium et Ephemeral qui est le groupe d’Ella, qui elle-même, joue dans Saor aussi ! Donc on savait qu’elle faisait déjà du bon taf et, il s’est avéré aussi qu’humainement ça colle très bien !
Tout roule, elle a fait son baptême du feu en Finlande pour le premier concert : tout s’est super bien passé, puis là, le deuxième baptême du feu avec la tournée. On était à 9 dans un van : c’était épique ! Tout s’était, étonnamment, très bien passé donc on est contents. C’est la dernière à être arrivée pour le line up et on va continuer comme ça ! 🙂
Aussi, les gens sont vraiment contents d’avoir un instrument folk en concert et le but n’était vraiment pas que ça ne devienne trop « pouet pouet », que ça ne devienne pas une fanfare (rires), au contraire cela rajoute de l’intensité sur certains passages bien sûr, et cela rajoute aussi de la profondeur.
Est-ce que ça apporte aussi une touche féminine, quelle qu’elle soit ?
Alors indirectement oui. Après, on cherchait vraiment un profil, homme ou femme, qui convenait à nos attentes. Pas forcément que du violon : on voulait quelqu’un qui soit un peu diversifié, qui pouvait faire d’autres choses, parce qu’on se disait « quitte à rajouter quelqu’un, autant que cette personne puisse toucher à d’autres instruments ! » Quelqu’un qui puisse justement améliorer le live, mais pas juste en ajoutant du violon. Enfin, je trouvais que c’était un peu dommage de rajouter juste du violon parce car il n’y a pas que cette partie dans CÂN BARDD.
Cette personne qui ne joue que du violon, ne viendrait que pendant 10 minutes et pour repartir après. Puis retour 10 minutes et départ, etc… je trouve un peu dommage et là, le fait que Caroline puisse faire plusieurs choses, cela complète vraiment bien le concert ! Et ça s’est fait naturellement.
Caro a directement été ok et a accepté. C’est chouette aussi d’avoir son point de vue sur les situations, sur ses ressentis, de l’avis justement féminin sur la scène. Parce que c’est sûr qu’en tant que gars, on n’a que notre point de vue, qui s’avère bien différent de celui d’une fille. Cela nous fait plaisir de pouvoir partager ça avec elle et on est très contents également qu’elle se sente bien dans le groupe ! Qu’elle puisse avancer avec nous : c’est une nouvelle aventure pour tout le monde ! (sourires).
Donc pour récapituler, au niveau du line up sur scène, on parle de Carlos à la batterie, toi à la basse et au chant, Nico et Matt à la guitare, et Caroline au violon / guitare acoustique et backing vocals !
Ouais c’est à peu près ça ! 😉 Nico et Matt font aussi pas mal de backing vocals, et Matt a commencé à faire de la flûte aussi depuis peu sur certains morceaux ! Je mentionne aussi Quentin qui est notre « homme à tout faire » on va dire de CÂN BARDD (rires) ! Il n’est pas sur scène mais il nous accompagne depuis 2019 !
Je mets accompagnateur pour Quentin !
(rires) C’est un peu ça ! C’est notre « fidèle accompagnateur » ! Il est un peu ça, c’est le « garde enfants » on va dire, qui nous règle les soucis et qui nous aide sur scène. Quentin nous aide vraiment pour que tout se déroule parfaitement et, de ce fait, je me dois de le mentionner parce que c’est très important ! C’est notre « fidèle écuyer » ! (rires)
Noté !
Je voulais revenir sur le côté immersif dans les compositions. Et justement, ce côté immersif peut-il être considéré comme une évasion ou peut-être un échappatoire ?
Echappatoire pour certains peut-être. Pour ma part, je le vois aussi comme un paysage qui se dessine, qui j’espère, fait un peu voyager les gens : que ce soit justement la montagne, la forêt, les lacs et effectivement, c’est vrai que je reviens souvent sur les mêmes thèmes, mais « Devoured » était vraiment comme l’apogée entre guillemets de ce que j’avais fait dans ces trois albums, enfin jusqu’ici. C’est une bonne opportunité d’explorer un peu différemment les choses pour le futur et de garder ce côté tableau, un peu nature épique, mais sous un nouvel angle. C’est un peu la recette de base, on va dire !
Quels sont tes projets niveau album ? Projet d’enregistrement d’album ou d’un EP ?
Il y a pas mal de choses sur le feu ! Cela va faire bientôt 5 ans que « Devoured » est sorti, ça fait quand même un petit moment, mais avec la vie que je mène c’était vraiment difficile pendant une période de composer. Pendant presque 2 ou 3 ans, je n’ai quasiment plus rien composé, je n’ai pas touché à mes instruments. Comme je compose quand je le sens et avec le coeur, pour que ma musique transmette vraiment des émotions, cela a pris son temps et je n’ai pas envie de sortir un album pour sortir un album.
J’aurais pu sortir un « Devoured » numéro 2 mais ce n’était vraiment pas ce que j’avais envie de faire !
Je savais ce que je voulais, mais car à ce moment je n’arrivais pas à le mettre en forme. Et là, j’ai enfin réussi à avoir quelque chose qui convient plus ou moins, donc j’ai ça sur le feu ! Maintenant, il reste beaucoup de travail à faire, mais en tout cas c’est en route et j’espère le plus rapidement possible ! C’est sur le feu, ça avance bien et il y a aussi d’autres trucs qui vont arriver ! Mais je ne peux pas trop en dire ! (sourires)
Il y a bientôt quelque chose qui arrive ! C’est pas un nouvel album mais quelque chose d’assez nouveau pour CÂN BARDD ! Ce sera annoncé dans les semaines qui viennent !
Cela va être une nouvelle étape pour CÂN BARDD ! J’ai bien hâte d’annoncer tout ça ! (sourires)
C’est la grande surprise !
Oui! Je garde un peu de surprise, mais oui !
Il ne faut pas s’attendre à un nouvel album mais c’est un truc nouveau qui va changer un petit peu ! 😉
Niveau concerts ou festivals, hormis l’Ar’ Vran Fest 4, quelles sont les autres dates de prévues ?
On a le Wolfszeit en août, et le Summer Breeze en août aussi. Ensuite, on a un concert à Freiburg en Allemagne en octobre ou en novembre je sais plus 😉 !
Franchement, on est très contents !
Juste une petite question au niveau des compositions : tu composes seul ou avec le groupe ?
Je fais tout, tout seul.
Je voulais être sûre !
Oui, même quand Dylan était là, quand on était plus ou moins un two men band, je faisais tout et ensuite, j’envoyais tout à Dylan qui interprétait à la batterie.
Cela ne m’empêchait pas de demander l’avis des autres membres du groupe ou à mes proches, mais tout vient de moi.
D’accord ça marche ! Malo est-ce que t’as un petit mot à dire aux fans de CÂN BARDD ?
Merci beaucoup ! J’ai envie de dire : un grand merci à tout le monde déjà, d’écouter CÂN BARDD, de toujours nous soutenir autant ! On est toujours hyper hyper touchés de voir à quel point les gens sont impliqués, sont contents de nous voir, nous soutiennent aussi beaucoup, que ce soit en venant nous voir, en nous parlant, en achetant du merch et tout simplement en écoutant notre musique! Cela nous touche beaucoup car c’est pour ça qu’on fait aussi de la musique, qu’on joue en concert : c’est pour transmettre nos émotions, notre musique et voir que les gens sont touchés aussi quand on joue ou en écoutant les albums, l’occasion pour les auditeurs de voyager à travers notre musique, c’est quelque chose de très important pour moi donc merci beaucoup ! J’ai très hâte de revenir en Bretagne manger mes petites crêpes, mes petites galettes et boire du cidre à l’Ar’Vran Fest ! (rires)
Je te remercie ! On a hâte de vous revoir et le public, très heureux, vous attend aussi !
Cela me fait très plaisir ! C’est cool super, je suis content merci beaucoup ! On a tous très hâte de revenir !
Merci beaucoup Malo et on se voit très bientôt !
Merci à toi !
Un beau moment d’échange, de rires et d’infos, avec Malo fondateur du fameux CÂN BARDD ! Un grand merci encore !
Nous avons hâte de vous retrouver au Festival !
Concernant la surprise…
En vidéo ci-dessous ! Accrochez-vous !!!



