Ar Vran Prod

ROSE CORAIL

Mardi 30/12/25, en présence de Raquel (guitariste), Paul (batteur), Marylou (bassiste) et Audrey (frontwoman et chanteuse) : je tenais à souligner la gentillesse, la sympathie extrême et le talent de ROSE CORAIL. Tous les rires et sourires annotés étaient collectifs, pour vous dire l’ambiance géniale qui règne entre eux et l’ambiance humble et cool de l’interview 😉

Indie : Salut je suis Indie ! Photographe et rédactrice pour le Ar’ Vran Mag !

Audrey : Salut, moi c’est Audrey, chanteuse du groupe. Ça fait deux ans que j’ai commencé à me produire avec des groupes et faire des concerts mais je suis dans ROSE CORAIL depuis février 2025, qui est à l’initiative de Raquel ! On avance assez vite je trouve, hâte de voir ce que la suite nous réserve ! Et en tant que chanteuse, je crois que je sais chanter depuis que je sais parler ! (rires). Dans ma chambre ! Et il m’aura fallu 24 ans pour oser le faire devant un public ! (sourires) ! Sinon, je suis orientée plus pop en terme d’influences, et je me suis reconnectée avec mon adolescence avec plus de rock à partir du moment où j’ai intégré des groupes parce que, quand on est en formation forcément, entourée de musiciens, ça donne envie ! (sourires) Et j’aime aussi un peu tous les styles, j’écoute aussi du r’n’b, du rap, enfin j’ai des goûts assez variés !

Indie : Cool ! Merci Audrey !

Paul : Alors moi c’est Paul, j’ai une histoire plus courte ! (rires collectifs) Mais hyper intéressante pour le coup ! (sourires). J’ai rejoint le groupe 5 ou 6 jours avant le concert où tu nous as vus !

Indie : Ah oui !!! Effectivement !!!

Paul : Ouais j’ai remplacé l’ancien batteur un peu en urgence ! Et voilà histoire très courte parce que semaine intensive de répèt’ et une semaine plus tard me voilà !!! (sourires)

Indie : Et là, tu es intégré dans le groupe ?

Paul : Là, il semblerait officiellement que je sois intégré dans le groupe deux jours avant le concert !!

Audrey : Yo ! C’est bon ! T’es intégré ! 😉

(Rires)

Paul : Et en plus j’ai repris la batterie il y a deux mois, après une interruption de quasi dix ans ! Les filles disaient que ça allait très vite, perso moi ça va très très très vite !!!

Indie : Hey, ça l’a fait, tu as assuré ! En tout cas, si à un moment tu t’es planté, ça ne s’est pas vu ah ah !

(rires)

Paul : Top !!! (rires) . C’était l’objectif : que les boulettes ne se voient pas car on savait qu’il y en aurait !

Raquel : Il est top !!! Incroyable !!! Je suis désolée, pour avoir repris la batterie comme ça, il y a très peu de gens à pouvoir faire ça en une semaine !!!

Indie : Grave !

Paul : Je passe le bâton de parole à Raquel ! (sourires)

Raquel : Mais moi j’ai jamais fait ça c’est trop bizarre !!! (rires). Alors moi c’est Raquel, j’ai fondé ROSE CORAIL. On va dire que j’ai poussé ce projet pour qu’il existe. Ça a carrément démarré par une histoire complètement aléatoire ! J’étais à un skate park avec mon ancien batteur et on a vu un gars qui faisait du skate, un gars trop trop top et assez « âgé » et on a été lui parlé car il était très très fort ! On a fini par parler musique et il nous a dit qu’il organisait un festival un peu pirate, de punk, contest de skate etc…il nous a demandés si on avait un groupe et là on a dit qu’on en avait un alors que non ! Du coup, on a contacté Audrey, plus tard Marylou et en fait on n’a fait que répéter sans cesse de février jusqu’au 21 juin pour ce concert-là et dans le même temps, on a aussi été contactés par un bar-concert pour jouer le même soir ! Donc on a eu deux concerts dans la même journée pour notre première presta ! Et on a enchainé jusqu’à ce soir à l’Étage !

Indie : Sachant que vous aviez déjà des compos à vous ou c’était « juste » des reprises ?

Raquel : Rien ! Rien du tout (rires). On a démarré de zéro complètement !

Audrey : Il y avait la première « Lost » qui était déjà sortie avant que je rejoigne le groupe mais en soit, on a vraiment commencé à composer cet été !

Indie : D’accord merci! En fait, ça a commencé au culot !

Raquel : Oui clairement ! En fait perso j’avais vraiment envie de faire partie d’un groupe et jouer de la musique avec du monde et passer sur scène depuis que je suis toute petite ! J’avais déjà eu des expériences quand j’étais au lycée mais ça n’avait jamais vraiment pris avec les autres personnes, par manque de temps, et là j’ai vu l’occasion ! C’était impossible ! Le mec nous demande si on veut jouer quelque part même si on n’a rien, eh bien on va le faire dans tous les cas !!!  Et ça l’a fait !!!

(rires)

Même pour notre premier titre au final, qu’on a pu enregistrer en studio à l’ESRA, ça c’est fait au hasard car un gars avait besoin d’un groupe avec une compo originale pour son projet d’école et au final on nous a demandés ça la veille pour le lendemain ! On a écrit la compo dans la nuit et du coup on est partis en studio le lendemain !

Audrey : (sourires) Non non Raquel, t’as trouvé un riff de guitare !

Raquel : Oui et on a composé sur place ! (rires). Et honnêtement c’est un banger ! (rires). En fait, c’était le premier son qu’on a joué sur scène au concert à l’Étage !

Indie : D’accord ! Donc c’est une chanson qui est restée, c’est sympa !

Audrey : Ouais c’est assez sympa ! (sourires)

Indie : Carrément ! Marylou ? A toi ?

Marylou : Alors je suis la bassiste, et j’ai rejoint le groupe en mai de cette année. Le groupe m’a contactée pour la fête de la musique, ils cherchaient un ou une bassiste.

Raquel : (A Marylou) C’est toi qui nous as contactés (rires) ! Je t’ai contactée il y a de ça un an et demi, deux ans, pour un autre projet pro, et tu m’as dit que c’était pas possible par rapport à ton audition et juste au moment où on n’avait plus de bassiste pour le concert , TU (sourires) m’a contactée pour savoir si je cherchais pas une bassiste !

Marylou : Je me souviens absolument pas (rires)

Indie : Souviens-toi ! (rires)

Marylou : Du coup voilà ! (sourires). Ça fait longtemps que je fais de la musique, depuis le collège, de la basse surtout ! J’ai eu plusieurs groupes dans l’Est de la France, et après je suis arrivée à Rennes…oh là là je te raconte toute ma vie (rires) !

Indie : Vas-y, je t’en prie ! (sourires)

Marylou : Je suis arrivée à Rennes en licence et là du coup, j’ai un peu arrêté la musique parce que j’ai eu des soucis d’audition, c’est pour cela que j’ai dû arrêter un moment. Et j’ai ensuite tester des groupes avec lesquels ça ne passait pas du tout ! Et, est arrivé ROSE CORAIL, où là c’est vraiment osmose !!! Y a vraiment ce truc de solidarité que je recherchais et que je trouvais pas ailleurs ! Et bien que je sois arrivée en cours de route, je n’ai pas senti de différence en soi, genre c’était  l’intégration totale et c’était super cool cet état d’esprit !

Indie : D’accord ! Et justement ROSE CORAIL a été fondé quand ?

Raquel : Je pense qu’on peut dire que ça a été à l’hôtel Pasteur, Audrey ?

Audrey : Oui !

Raquel : ça devait être le 7 février 2025 !

Indie : Ah oui, une formation toute neuve ! Et pourquoi ce nom « ROSE CORAIL » ?

Raquel : ça vient de la guitare (rires) ! La guitare que j’ai sur scène pour la plupart des concerts ! En fait, juste avant qu’on rencontre Audrey, j’étais avec mon ancien batteur dans un magasin de guitares et on se projetait déjà sur scène ! On lorgnait les instruments, sachant que moi j’avais déjà des petits instruments mais je voulais aller voir d’autres trucs. On n’avait pas du tout les sous et on regardait les guitares et on est tombés sur celle-là. Magnifique, j’ai bavé dessus pendant au moins une demi-heure et il m’a demandée si je la voulais. Je lui réponds qu’il n’a même pas les moyens de se payer une pinte ! Il la prend, il l’amène à la caisse, la paye et je retourne la boîte et le coloris c’était « rose corail » ! Je trouvais que ça sonnait super bien et on a gardé le nom pour le groupe !

Indie : ça marche ! Merci ! Du coup, au niveau de la formation, Raquel et toi Audrey vous vous connaissez plus longtemps que Paul et Marylou ?

Raquel : Depuis février !

Audrey : L’ancien batteur travaillait dans un bar et connait mon conjoint, et de potes de potes, il savait que je chantais et c’est comme ça que je suis arrivée dans ROSE CORAIL !

Indie : D’accord ça marche ! Et Raquel tu es à l’initiative de ROSE CORAIL…

Raquel : Oui !

Indie : Très bien. Donc vous faites des reprises ?

Raquel : Plus tellement. On en a faites pour ce concert-là pour raccourcir le set pour la venue de Paul parce qu’on avait plus de titres normalement, plus de compos, mais là dans très peu de temps se sera de la compo essentiellement ! Ou on gardera peut-être une reprise par-ci par-là, pour le clin d’œil, mais essentiellement de la compo !

Indie : Comment définissez-vous ROSE CORAIL en terme de style ? Musicalement, on parle de rock, de punk ? Éclectique ?

Raquel : Moi à l’initiative du groupe, de base je souhaitais entreprendre une démarche de punk, riot girl engagé et un peu énervé ! Avec les influences de tout le monde. En tout cas pour nos premiers titres ça a tourné très mélancolique d’où agressif, donc je pourrais pas te définir le style exact qu’on fait en ce moment ! (sourires). Je crois qu’on peut définir en pop/punk, si on pouvait mettre la musique dans une case…

Notre premier EP qui va bientôt sortir tirera plus vers l’émotion, le son qu’on sort des tripes un peu pour tout le monde je trouve !

Indie : Un EP qui sera constitué uniquement que de compos à vous ?

Raquel : Oui !

Indie : Qui sortira bientôt ?

Raquel : Alors on a encore deux titres à terminer, si je dis pas de bêtises 😉 et après on va pouvoir enregistrer ça et le sortir !

Indie : J’ai lu que vous étiez dans la défense des droits, notamment des queers, sujet que vous revendiquez dans vos paroles, dans vos textes ?

Raquel : Pour l’instant, pas forcément. On a voulu quelque chose d’assez brut dans les premiers sons pour voir ce que l’on pouvait sortir ! On a vachement été dans l’émotion et le ressenti de ce que l’on pouvait mettre dans notre musique ! Je sais que j’ai  beaucoup voulu me diriger vers ça parce que ça me touche personnellement ! Et je pense que l’on a tous aussi une histoire qui fait que ça nous touche, donc j’aimerais bien effectivement me diriger dans des paroles engagées !

Indie : Quels sont les thèmes principaux de vos compos ?

Audrey : L’amour !

Raquel : L’amour, la dépression aussi avec « Lost » et du fait d’être un peu perdu dans sa vie. On trouvait qu’avec « Lost » ça symbolise bien ce qu’on est en train de faire, on est arrivés au studio sans son ! Avec juste un riff composé à 4h du mat’ ! Et du fait, qu’on était complètement paumés et qu’on se demandait ce qu’on foutait là !

Donc oui on parle d’amour, de dépression, de coups durs dans la vie qui nous font avancer quand même, d’ailleurs on termine un titre qui parle de moment charnière pour le coup…

C’est vraiment dans ce mood-là.

Indie : D’accord. Niveau concerts, combien en avez-vous faits ?

Raquel : On a donc fait L’Etage, le soir de la fête de la musique au « Bar en scène » dans le centre de Rennes, et donc le premier lors de la compétition de skate, on a joué parmi les skateurs !

Indie : Comment avez-vous atterris à ce concert caritatif ? Était-ce votre initiative ou avez-vous été sollicités ?

Audrey : On nous a contactés par le biais du Jardin Moderne, qui a une liste de projets d’artistes expliquant leurs intentions, leurs activités, sachant qu’au Jardin Moderne il y a la possibilité d’enregistrements. Du coup, Raquel a fait cette demande-là auprès de l’accueil, le Jardin Moderne étant au courant de notre souhait de faire quelque chose de sérieux, alors nous avons sorti cette set list-là. Suite à ça, on a été contactés par mail où il nous a été demandé ce qu’on avait sous le coude, kit de presse, ce genre de choses et on a été sélectionnés pour faire cette première partie pour cette soirée caritative !

Indie : Superbe !

Raquel : Et donc encore une fois, on a constitué ce kit de presse en quatre jours, parce qu’ils nous l’ont demandé et on n’avait pas du tout ça ! (sourires). On a tourné des petits live sessions, des clips pour pouvoir envoyer ça ! (rires)

Indie : Lors du show, j’ai constaté une osmose avec le public. L’avez-vous ressentie aussi ?

Audrey : On était trop contents d’être là! (sourires). Déjà L’Etage nous a accueillis d’une manière adorable!

Raquel : Ah ouais ! (sourires)

Audrey : Toute l’équipe était extrêmement gentille, donc ça nous a vraiment mis à l’aise et puis on était tellement contents d’être là après tout ce qu’on a traversé et Paul qui venait de nous rejoindre et qui a géré ! On avait vraiment envie de tout partager avec le public (sourires)!

Raquel : Ouais on a été en fait, deux fois accompagnés vraiment ! Pendant les balances, je me demandais toujours un peu ce qu’on faisait là ! A peine on commence à faire les balances, le matos n’est pas sur scène, on nous demande où est notre matériel et j’ai à peine eu le temps de dire que mon ampli est là, que je vois déjà quatre mecs qui le prennent et qui montent tout et là je me demande ce qu’il se passe parce qu’on n’a jamais porté mon ampli pour moi ! (sourires). C’est dingue ! Et du coup, moi pendant les balances, je suis un peu recroquevillée comme ça, je veux pas trop embêter ! Y a un mec de l’ingé son qui est là, qui m’arrête et qui me dit, rassurant : « En fait, on est là pour vous dire si vous sonner bien ! Donc maintenant tu vas me dire ce que tu veux et je te fais ça ! ». Vraiment très très bons les gars ! (sourires).

Et juste avant de monter sur scène, il y a même un autre ingé son, qui devait travailler ici depuis longtemps car il connait très bien cette scène, qui est venu nous faire un petit discours d’encouragements, de motivations, et nous garantir qu’on avait bien notre place ici pour cette soirée ! Il avait vu que durant les balances on était un peu en retrait, qu’il ne fallait pas ! Et pendant cinq minutes il nous a soutenus juste avant de jouer!

Audrey : Et y a Marylou qui a ressenti les vibrations de la basse !

Marylou : Non c’est parce que, genre la basse moi avec mes problèmes d’audition, je ne l’entends presque pas et sentir toutes les vibrations c’était trop fou (sourires) ! Genre je m’entendais ! Et c’était trop dingue !!!

Indie : Trop cool !

Raquel : Carrément ! Et après les premières notes jouées, après être sonorisés de la façon dont a l’a été à l’Etage, quand ils ont branché toute la batterie de Paul et qu’il a fait les premiers coups de grosse caisse, moi j’étais là « C’est nous! ça sort de notre groupe! » et là c’était WOW ! 

Tout le stress est parti à ce moment-là! 

Indie : Et vous avez tout donné, tout lâché ! Et encore une fois, on sentait ce partage entre vous et le public, qui était très réceptif à votre musique.

Raquel : J’étais assez étonnée à des moments car on ne voyait pas non plus très bien le public, mais sur des moments un peu forts je voyais quand même des têtes qui bougeaient et j’entendais même aussi des gens qui scandaient sur certains sons qu’ils connaissaient, sur les quelques reprises ! Et je ne m’attendais pas à ce que le public soit aussi réceptif! Surtout à cette heure-là et surtout en toute première partie.

Audrey : C’est clair!

Raquel : Franchement c’était génial ! Ouais ouais ! (sourires)

Indie : Niveau thématique et concept du groupe, vous parlez donc d’Amour, de dépression et de côté lost. Est-ce que l’EP qui sortira contiendra ces thèmes toujours ? 

Raquel : Ouais. Je pense qu’en fait, plus généralement ça parle beaucoup de santé mentale, parce qu’on ne l’a pas fait exprès, mais dans tous les thèmes qu’on aborde je trouvais que ça parlait vraiment de santé mentale, du positif ou du négatif, et comment on avance dans tout ça, et même si ce n’est pas l’idée que j’en avais dès le départ, ça m’a touché qu’on avance de cette façon, parce qu’à côté je suis aussi scénariste, vidéaste etc…et ce sont des thèmes que j’aborde beaucoup dans mes créations et c’est pour ça que ça a matché direct dans la composition et qu’on a avancé aussi vite. Et donc je pense que le premier EP sera sous l’ordre de la santé mentale de manière générale.

Indie : OK, d’accord ! Et justement, quel est votre processus d’écriture? Est-ce que c’est chacun dans son coin puis vous vous réunissez? Ou tous ensemble ?

Audrey : ça dépend des moods! ça dépend de qui essaie ! Le premier titre, « Lost », vraiment Raquel est arrivée en studio avec son riff et j’ai dit « Ok faut quatre couplets et quatre refrains, on fait ça et ça, est-ce que tu en as un deuxième ? Ouais, ok ça, ça va être le refrain ! » Et j’ai écrit les paroles et voilà c’est parti comme ça ! 

Et après y a deux autres sons où c’est Raquel qui est arrivée avec des compos et chacun a mis son grain de sel, sa petite patte ! Et là, Marylou en a composé un de A à Z, et là on est en train de le mettre sur pied ! Donc c’est vraiment assez changeant et chacun met sa petite patte quoi ! (sourires)

Marylou : Et je pense qu’on a chacun notre manière de concevoir aussi un titre. Par exemple, le truc que j’ai composé, que j’ai écrit, je sais pas, mais on fait tous des choses avec une idée en tête et tout, et du coup, je pense qu’avec beaucoup de communication on arrive à former des choses qui s’encrent bien et qui s’imbriquent bien!

Audrey : Ouais complètement et ce qui a matché avec Paul, c’est qu’il a eu cinq jours pour s’approprier des compos, on en avait quand même quatre dans le set, et Paul TU as joué des choses et on s’est dit « Ah ouais ok! ». En fait on s’est fait la réflexion, on s’est dit : « On ne lui aurait jamais demandé ça parce qu’on n’aurait pas eu les mots, mais c’est exactement ce qu’on attendait finalement sans le savoir! » (sourires)

Raquel : Paul a remanié toutes les batteries pour le concert, et ce n’était pas tout à fait pareil avant ça sur les sons, même pas du tout, et c’est incroyable ce qu’il nous a proposé ! (sourires). C’est pour ça qu’on a su que ça allait matché parce qu’une proposition de ouf et il avait envie ça se voyait ! C’est dingue, l’audition de Paul était folle ! (sourires)

Pour la compo, quelqu’un va arriver avec une idée, ça peut être des paroles, une mélodie ou un thème, ou le tout en même temps ! On va souvent jouer dessus pendant une heure, une heure et demi et ça va commencer à se dessiner et après le son évolue comme ça. Ce qui est sûr, c’est qu’on le fait évoluer tous ensemble, à terme il va jamais vraiment de A à Z être dessiné par une seule personne et c’est l’intérêt pour nous de jouer tous ensemble. Nous composons comme ça.

Marylou: Autant jouer dans le partage et composer dans le partage aussi ! 

Raquel : C’est ça !

Indie : Trop cool ! Du coup, je rebondis sur l’avenir ! Un EP bientôt : à quelle date de sortie environ ?

Raquel : J’aimerais début 2026, si fin février max on peut le sortir ce serait génial ! 

Indie : Un EP qui sera composé de combien de titres ?

Raquel : Huit ! 

Audrey : C’est pas un EP du coup c’est un album ! (rires collectifs)

Indie : Ah ah du coup je barre et je mets « album » à la place d' »EP » (rires) !

(rires collectifs)

Indie : Quelles sont vos influences musicales principales? 

Marylou: Déjà je pense qu’on a tous des horizons très éclectiques. Je pense que de nous quatre, on n’a pas du tout les mêmes influences. Du moins des contrastes qui se regroupent mais pas issus du même domaine. 

Audrey : On en choisit une chacune ? (rires)

Indie : Vas-y ! 

Audrey : Hailey WILLIAMS de Paramore !

Marylou : Pour ma part, le heavy metal dans la manière de concevoir et d’écrire les sons. Il y a une sonorité qui me parle beaucoup en tout cas!

Paul : Tu parlais de contrastes (Marylou) et ce qu’on apportait d’éclectique, moi si je peux en citer qu’une, en fait moi je sors d’une grosse période où j’ai dit que j’avais arrêté la batterie mais je n’ai pas arrêté la musique ! Je fais beaucoup de musique électronique, et ce pendant plusieurs années, donc la grosse influence je dirais : Laurent GARNIER, donc rien à voir avec le metal et le rock. 

Raquel : Du coup, moi de manière général, j’ai baigné depuis toute petite,  dans le pop punk des années 2000, donc THE OFFSPRINGS, SUM 41, GREEN DAY, ce genre de groupes-là. Et plus tard dans l’adolescence, j’ai plus baigné dans tout ce qui est riot girl, d’abord vintage dont BIKINI KILL, JOAN JETT aussi, et plus récemment DESTROY BOYS qui m’a beaucoup inspirée. 

Audrey : On avait qu’une seule ah ah !

(rires collectifs) 

Raquel : C’est dur ! (rires)

Indie : Donc des univers très variés mais qui se regroupent au final et qui donne un projet très éclectique et dans le partage.

Allez deux petites dernières questions !

Avez-vous des anecdotes un peu drôles à partager ? 

Raquel : Déjà notre premier concert c’était une catastrophe ! (rires) 

Audrey : 40° !

Marylou : 40°, vous  êtes rigolos ! En plein soleil c’était bien plus ! C’était horrible on a joué au moment où ça tapait le plus ! 

Raquel : Ouais, les instruments ne sont pas restés accordés tout du long et moi, j’ai pété une corde juste avant de monter sur scène donc il a fallu la changer! Non non c’était une catastrophe ! (sourires). Une catastrophe en mode « Moi je fais plus jamais de musique! » (rires). Mais comme le soir on rejouait, il a fallu qu’on se remette dans le truc ! 

En fait, il y a eu un très très bas pour le premier concert, et un très très haut pour celui du soir ! Tout ça en une journée !

Indie : Et donc c’était bien pour la fête de la musique en 2025.

Raquel : Oui tout à fait.

Indie : Avez-vous un dernier message à transmettre à vos fans, au public ?

Paul : On finit par le plus dur ! (rires)

Indie : Ah ben excuse-moi mec ! Ah ah ! 😉

Raquel : Moi, j’avais un petit truc : c’est un peu comment j’ai créé le groupe et comment j’ai pensé ça. C’est que, s’il y a des personnes qui ne peuvent pas dire des choses, dire ce qu’elles pensent ou ce qu’elles ressentent, nous on le gueulera pour elles ! C’est un peu l’esprit du groupe !

Et le logo vient de ça aussi : la bouche ouverte, ça symbolise un peu ça ! Et que le groupe et ce que l’on fait c’est aussi pour tous ceux qui se sentent ni vus ni entendus ni écoutés, et qui se sont déjà sentis comme ça. Moi perso, c’est ce que j’ai pu ressentir plus jeune et si des personnes peuvent se reconnaître là-dedans, grâce à ce que l’on peut faire et dire, que ces personnes se sentent un minimum vues ! 

Indie : Pas seules.

Raquel : C’est ça!

Indie : Peut-on parler d’un groupe engagé ?

Raquel : Oui carrément !

Indie : C’est un beau message !

Raquel : Moi je ne joue pas pour moi, mais pour tous ceux qui ont besoin d’entendre ce qu’on fait ! 

Indie : Merci beaucoup les ROSE CORAIL ! Merci pour votre temps, votre gentillesse! A bientôt !

Collectif : Merci Indie et à bientôt !

 

Une très belle interview, riche en partage, en rires et en émotions! ROSE CORAIL est un groupe émergent rempli de sensibilité et altruiste…en somme un groupe dont l’état d’esprit est le partage.

Un bon esprit metal! 

Musicalement varié, ce quatuor vous étonnera dans leurs compostions et propositions .

ROSE CORAIL, un groupe à suivre de très près !

Merci encore !